Deuxième Réunion Annuelle De La Grande Loge Hiram Abif

(Boston, 9 Avril 2011)

 

Grand Commandeur, Jean-Claude Bélizaire,

Illustre frère Ministre D’état, Gérard David,

Député Grand Maitre, Gérard Darléus,

Député Grand Maitre, Fritz Pady,

Président du conseil de l’ordre, Louis D. Jeudy,

Grands Conseillers, Luckner Daléus, Hérard Bernier, Pierre Noël et Raynold Désiré,

Vénérables Maitres des différentes Loges,

Présidents des différents comités de la Grande Loge Hiram Abif,

Dignitaires de L’orient,

Frères Premier et Deuxième Surveillants,

Frères délégués et représentants de toutes les Loges de l’Obédience,

Frères amis, membres et visiteurs rangés sur l’une et l’autre colonne,

Laetatus Sum in hic, quae dicta sunt mihi, in domum domini ibimus (mon coeur est dans la joie quand on me dit allons dans la maison du Seigneur!) disent les prêtres catholiques. Moi je dirais:  Ecce quam bonum et quam iucundum habitare fratres (Qu’il est doux et agréable pour les frères de demeurer ensemble). Mes frères disons ensemble le psaume 133!

Je vous salue et vous souhaite la bienvenue à notre traditionnelle deuxième réunion annuelle. Je vous souhaite du bon moment parmi nous, tout en vous invitant à pencher surtout sur le côté utilitaire, fraternel, et altruistique de notre confrérie. Nous sommes réunis ce matin afin de réfléchir ensemble sur les affaires de Notre Grande Loge Hiram Abif, et surtout pour la préparation de notre prochain convent annuel qui se tiendra à New-york cette Année. J’espère que vous ne manquerez pas de nous faire parvenir toutes vos suggestions pourque nous colmations les brèches afin d’arriver au mirabilia fratri (merveille de la fraternité), à chacun de vous dis-je, chers frères qui apportent joie, prospérité et bon accueil à la Grande Loge Hiram Abif. Chers frères, je dois profiter de cette opportunité pour vous remercier personnellement pour l’achat de notre batiment, un batiment que chacun de vous doit être fier. C’est votre batiment, n’oubliez pas de le visiter après la tenue du jour.

Mes frères, si parfois vous êtes découragés, rappelez-vous toujours les paroles éloquentes et éducatives de votre rituel d’initiation, où votre Vénérable Maitre d’alors eut à dire ceci: “Si vous êtes faible d’esprit et timide de coeur, si les dangers vous éffraient, si la force vous manque pour tenter les épreuves auxquelles vous allez être livré, arrêtez-vous, n’entreprenez pas une lutte au-dessus de votre courage:” Fin de citation. Ainsi, dès le premier jour de votre reception, vous étiez mis au courant du sort d’un initié. A vous maintenant de reprendre le courage, de ceindre vos ceintures, de tenir la tête haute en regardant l’orient en face et ne jamais baisser l’échine; car la vie d’un initié est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre.

 

En tant que Grand Maitre de La grande Loge, Hiram Abif, je n’ignore pas les vissicitudes de la vie profane. La réalité de la vie nous enseigne une morale assez édifiante, à savoir, qui veut surmonter le sommet d’une montagne, ne le peut d’un seul bond, mais doit y parvenir pas à pas. Grâces aux éfforts impayables de mon président de comité de construction, Yves Dambreville, je peux solennellement affirmer que nous avons un quartier general pour l’administration de la Grande Loge Hiram Abif. Toutefois, il nous faut la pédagogie de la patience pour cette laborieuse métaphore, car nous n’avons pas encore fini avec nos tâches ménagères, nous n’avons pas encore terminé avec notre façon de concevoir. Nous n’avons pas encore fini avec la construction du Temple dans le nouveau local. J’invite les autres présidents des différents comités à sortir de leur léthargie administrative.

          Aidons le Comité de finance qui a la charge d’organizer des raffles, des pique-niques, des soirées dansantes. Aidons le Frère Harry Jean Jacques qui est en train de faire un excellent travail pour notre Grande Loge.

Comité des visites qui a pour devoir de visiter les membres de la Grande Loge et les membres des ateliers affiliés, je vous invite au travail!

Comité de bienfaisance dont le devoir est d’éxaminer en détail tous les cas nécéssitant une assistance spirituelle, je vous invite au travail!

Comité d’entre-aide qui a pour devoir d’aider les frères et leur famille en détresse, je vous invite au travail!

Comité de loisir qui a pour but d’organizer des distractions et autres réunions de société que peut souhaiter la Grande Loge, je vous invite au travail!

Comité de bibliothèque qui doit acquérir des livres, soit par achat, soit par des dons, je vous invite au travail!

Comité d’honneur et mérite qui a pour objectif d’investiguer et recommender des frères qui se sont signalés par leur dévouement afin d’être décorés, je vous invite au travail!

Comité d’investigation dont la charge est de recueillir des informations nécéssaires sur les loges applicantes, je vous invite au travail!

Comité de publicité et publication dont votre mission est non seulement de rendre visite aux loges non affiliées à la Grande Loge Hiram Abif afin de définir la philosophie de notre obédience, mais aussi de se charger de la publication de tous les documents de la Grande Loge, je vous invite au travail!

Comité de rituel dont la mission est d’assurer l’uniformite de la propagation des documents maconniques, je vous invite au travail!

Comité d’études et de recherches dont le but est d’éffectuer des recherches sur les mystères, l’ésotérisme et l’éxotérisme maçonniques, je vous invite au travail!

Ici, j’aimerais rappeler une situation plutôt regrettable: La franc-maçonnerie pratiquée par nos frères Haitiens ne se porte pas bien, elle a besoin d’un sérieux lifting si elle veut redevenir crédible. Il nous faut insister sur la culture du dialogue, plutôt que la confrontation et la médisance. Nous avons dans notre ordre un manque de franchise et de loyauté. Car si ces deux éléments étaient présents dans notre obédience, nos loges et notre grande Loge seraient plus fructueuses. Les meilleures intentions semblent ne s’exprimer que pour être aussitôt trahies par ceux-là mêmes qui les formulent. Une telle attitude est contraire à la bienséance. La trace infamante de l’insincérite doit être effacée dans les faits et dans les coeurs. Sinon, nous n’en finirons pas de sombrer dans l’océan de nos propres contradictions.

De plus, il y a dans notre confrérie une absence de projet de société, et cela doit être considérée comme une faute que nous devons tous y réfléchir. Cependant, il y a derrière le rituel de la Franc-maçonnerie une énorme réfléxion morale, ésotérique, et philosophique. Cette réfléxion maçonnique offre à tous nos frères, un sûr moyen de régler leurs conflits personnels avec eux-mêmes. L’on ne devient pas un vrai initié du jour au lendemain, sur un coup de tête. C’est l’aboutissement d’un cheminement personnel.

Nous disons souvent qu’il faut rassembler ce qui est épars. J’ai le regret de vous annoncer que nous sommes loin de notre but. Plus on aime quelque chose, moins il faut qu’on la flatte, nous dit le comédien classique Francais, Molière. Ainsi, la Franc-maçonnerie a besoin d’une certaine modernization, cette modernization doit être effectuée non seulement par les jeunes, mais aussi par les anciens. Car à force de sombrer dans la tradition et du modus operandi, la Franc-maçonnerie peut devenir une association moribonde. Pour mieux préparer l’avenir d’une chose, il faut savoir se renouveler. Il nous faut une restructuration matérielle et mentale, car comme l’a si bien dit un éssayiste Francais, il y a 2 sortes de gens sur la terre, ceux qui trouvent les moyens de réussir et ceux qui trouvent des excuses à leur échec. Ainsi, avoir le courage d’entreprendre quelque chose est l’un des principaux facteurs du success.

A nos jeunes frères Aprentis, compagnons et maitres maçons que j’aime tant, nul ne peut vous empêcher de nourrir des ambitions de devenir vénérable ou officier si vous remplissez les conditions éxigées par la constitution de votre Loge. Cependant, il faut que vous vous méttiez à l’étude de la philosophie de la Franc-maçonnerie. Il ne faut pas éssayer de devenir un franc-maçon qui a reçu tous les grades, il faut éssayer de devenir un frère qui a de la valeur morale, ésotérique et philosophique. Il faut nous débarasser de toutes nos scories qui nous empêchent de devenir un modèle pour notre ordre, car ce qui fait la vraie valeur d’un frère, c’est de s’être délivré de son petit moi.

Quelque soit le secteur où le franc-maçon évolue, il faut qu’il soit actif dans les affaires de la cité en aidant les démunis, les sans-voix, et ceux qui ont besoin de son aide. Le monde est tant dangereux à vivre, non pas à cause de ceux qui y font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire. Ayons le courage de dénoncer le mal; ayons le courage de répandre la lumière; ayons le courage de dire la vérité; ayons le courage de pratiquer la paix, une paix que nous sommes appelés a répandre dès le premier jour de notre initiation.

Nous sommes des artisants de paix, nous dit le catéchisme d’initiation. Ce mot paix, shalom, en hebreu, est mentionné plusieurs fois dans la bible. Paix est devenue aussi une salutation biblique (Mathieu 10 verset 12), utilisant un mot très riche qui évoque l’accomplissement, la perfection, l’intégrité, la bonne santé, ou la prospérité.  Cette paix n’est pas seulement l’état de non-bélligérence (Ecclesiaste 3 Verset 8 et apocalypse 6 verset 4). La paix est l’harmonie stable des frères de la communauté. Ainsi, il est temps pour nous, mes frères, de donner une chance à la compréhension, à la tolérance, au dialogue honnête et sans partisannerie, pourque nous ayons enfin un temple pour notre Grande Loge.

Il est temps pour nous d’élever une ame pure pourque nos prières soient entendues et exaucées. Il nous faut utiliser notre nouveau batiment pour nous extérioriser par des conférences, des banquets, des forums, et des interviews à la presse parlée et écrite, car nous ne sommes pas une société secrète et dogmatique, nous sommes au contraire une société discrète et adogmatique. Pour y arriver, il nous faut faire preuve de réelle homogénéité. Comme je l’avais dit dans un discours antérieur, il est temps pour nous de mettre l’ordre dans nos affaires relationnelles et cesser d’exposer nos problèmes dans les vitrines. Chaque frère maçon est un ambassadeur de la Franc-maçonnerie. Il nous faut agir comme tel. Car l’arbre le plus haut est celui que le vent agite le plus souvent.

Chers frères, le moment est venu pour nous de faire un effort sacrificiel et altruistique. Et puisqu’il faut balayer devant nos portes avant d’inviter nos voisins à faire autant, j’invite toutes les loges de l’obédience à payer leurs taxes de renouvellement de charte, taxe annuelle par membre, taxe à l’initiation des candidats, taxe au compagnonage, taxe à la maitrise selon l’article 196 du chapitre 19 des règlements généraux de la Grande Loge Hiram Abif. Inc.

Je compte sur vous tous pour le relèvement de ce grand défi, celui d’avoir une obédience très enviable, harmonieuse et disciplinée. Il ne faut pas laisser les déceptions quotidiennes nous pousser au découragement. Pour y arriver, il nous faut l’harmonie. Sur ce, je lance un appel à tous les frères afin de réfléchir sur les aspects positifs de notre confrérie. Il nous faut apprendre à être positifs. Le négativisme est contagieux, plus contagieux que la peste. Il nous faut prendre les autres frères tells qu’ils sont, et voir ce qu’il y a de bons en eux. Il y a beaucoup de positif partout. Il y a beaucoup de bon en nous tous. Le fait que nous acceptions de devenir un frère maçon est un prérequis que nous voulons nous rendre meilleur pour notre famille, pour notre communauté et pour notre société. Que notre tolérance ne diminue pas, que l’amour fraternel soit notre guide, que l’harmonie et support mutuels règnent parmi nous, car la Franc-maçonnerie est née de la cammaraderie et de la bienséance.

Nous sommes des artisants de paix, non pas des adversaires. Point n’est besoin de remonter au jour de notre initiation pour nous rappeler que dans une loge, personne n’est plus que personne; entre nous, nous sommes tous des ouvriers de paix. Il nous faut rejeter tout culte de la personnalité.  Mes frères je soumet à votre appréciation un maxime du Grand Instructeur Hindou, Boudha, qui a déclaré aux habitants du village de kalama, et rapporté dans l’ouvrage Kalama sutta de Nikay, et de là vous pouvez vous même juger la nécéssité de contribuer matériellement, spirituellement et consciencieusement à la construction de notre Temple. Il dit: “Ne croyez pas à une chose simplement parce qu’on l’a dite, ni aux traditions parce qu’elles ont été transmises de l’antiquité, ni aux rumeurs, comme telles; ni aux écrits des sages, simplement parce qu’ils furent écrits par des sages; ni aux fantaisies que vous pouvez supposer vous avoir été inspirées par un ange, c’est-à-dire, par des inspirations spirituelles présumées; ni en des déductions tirées de quelques suppositions hasardeuses que vous auriez pu faire; ni à ce qui par analogie, peut paraitre une nécéssité; ni à la simple autorité de vos propres instructeurs ou maitres. Mais nous devons croire aux écrits, aux doctrines, ou aux désirs lorsque ceux-ci sont corroborés par notre propre raisonnement et notre propre conscience. C’est pour cela que je vous ai enseigné à ne pas croire, simplement parce que vous avez entendu dire; mais lorsque vous croyez selon votre propre conscience, agissez selon votre propre croyance et avec force.” Fin de citation.  

Mes frères, la Grande Loge Hiram Abif est en train de bouger dans tous les domaines, par conséquent il nous faut reconsiderer notre gouvernance. Il nous faut prendre au sérieux  notre tâche comme grands surveillants, présidents des comités, et membres de cette grande Loge. Il est temps pour nous d’être sincères, francs et dynamiques dans notre tâche respective. Si vous avez lu les évangiles, vous vous souvenez sans doute de ce passage de L’évangile de Saint-Jean: Il y eut un homme d’entre les pharisiens, nommé Nicodème, un chef des juifs, qui vint de nuit auprès de Jésus et lui dit: “Rabbi, nous savons que tu es un docteur venu de Dieu; car personne ne peut faire ces miracles que tu fais, si Dieu n’est pas avec lui.” Jésus lui repondit: “En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne nait d’eau et d’esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né d’esprit est esprit. Ne t’étonnes pas que je t’aie dit: il faut que vous naissiez de nouveau. Le vent souffle où il veut et tu entends la voix, mais tu ne sais d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi de tout homme né de l’esprit.” Mes frères dans le langage symbolique, l’eau représente la matière primordiale et le feu représente l’esprit. Quand le feu et l’eau travaillent ensemble, ils produisent une force qui peut être utilisée. En travaillant avec le feu et l’eau, nous pouvons avoir une grande force qui peut être utilisée.

Ainsi, il nous appartient de nous tolérer mutuellement. Il nous faut nous pardonner mutuellement, il nous faut un coude-à-coude fraternel pourque nous puissions accomplir de grandes choses ensemble pour le bien de l’ordre en général et pour notre grande Loge en particulier.

Comment travailler avec l’eau et le feu, c’est justement ce que nous avons appris lors de notre initiation, car l’eau et le feu c’est le coeur et l’intellect, le coeur est féminin, et l’intellect est masculin et nous sommes obligés de travailler avec les deux, nous sommes obligés de travailler avec notre frère quelque soit son tempérament, sa façon de voir les choses, sachant que dans ce monde tout ce qui a plu aux uns a toutes les chances de déplaire aux autres. Par conséquent, travaillons ensemble, donnons-nous la main et cessons de regarder le côté négatif des choses, soyons optimistes, cultivons la vraie fraternité et cessons la culture de la haine et du “on dit” mieux connu dans notre vernaculaire de “Yo Di”

Il y a belles lurettes, nous croyons avoir chanté les funérailles du frère “Yo Di” dans nos loges. Aujourd’hui nous pouvons nous déchanter, car le phénomène “Yo Di”  est pervasif. Mes frères, arrêtons-nous pour un moment, réfléchissons ensemble et rappelons-nous que le premier devoir de l’initié est d’assister ses frères, de les assister discrètement, de ne porter aucun but personnel dans la manifestation de sa solidarité. Cela fait, l’initié est conduit devant un autel où il se plie par un engagement personnel et permet de garder, sous le sceau du décret le plus absolu, toutes les révélations qui lui seront faites. Tous les secrets de la Franc-maçonnerie peuvent lui être confiés, il n’en laissera rien apparaître aux profanes. Plus tard, devant ce même autel, l’initié promet d’appliquer toutes ses forces, toute son intelligence à la recherche de la vérité, de se consacrer entièrement au triomphe de la justice, soumettre aux lois qui régissent la Franc-maçonnerie avant de recevoir la lumière tant recherchée. Qu’avons nous fait de ce serment mes frères? Avions-nous compris la véracité de ce serment? 

Il nous faut nous rappeler que la Franc-maçonnerie est une école de perfectionnement dans le travail coopératif et fraternel, pas un travail de castration fraternelle ou de division fraternelle, où chacun marche sur le 13 pour ne pas piétiner le 14. Le travail maçonnique est un travail de groupement, pas un travail de clan, où chacun a peur de l’autre. Cela implique l’effacement de toute attitude personnelle, et donc caractérielle pour le bien de l’ordre en général.

Quand un maçon franchit la porte du Temple et prend place à l’intérieur, il devrait réaliser qu’il est simplement un Maçon et que tous, dans le temple, sont pour lui simplement des frères-maçons et des ouvriers de l’unique  travail de la construction du Temple. Tout but égoiste, tout but critique, ses préférences et ses aversions personnelles doivent être rejetées une fois pour toutes. Ainsi, chers frères, je vous invite à adopter cet esprit coopératif, de groupement, et cet esprit de tolérance pour le bien de notre obédience en particulier et pour le bien de l’ordre en général. Il nous faut redorer le blazon, il nous faut colmater les brèches. Redonnons à notre obédience la confiance du passé, l’amour fraternel du passé, la tolérance fraternelle du passé et le respect mutuel du passé. Cela a été possible, est possible et sera toujours possible si nous prenons tous conscience que la division et la culture de la haine n’aboutissent à rien.

Pensons positivement, pensons fraternellement, pensons harmonieusement, car même la pensée d’une fourmi peut atteindre le ciel, et rappellons nous qu’il est impossible de se tenir debout en ce monde sans jamais se courber.

Emerson a dit: “Ni homme, ni état n’a jamais été abattu, réduit au silence par personne, sauf par lui-même.” Les gens peuvent vous calomnier, les hommes peuvent avoir une opinion négative de vous, mais personne ne peut vous blesser intérieurement, sauf vous-même. Rien ne peut détruire votre loge ou votre Grande Loge si ce n’est vous-même. Mes frêres, votre corps, votre maison, votre économie, vos  affaires profanes sont les images de votre état de conscience. Si vous voulez un meilleur résultat, changez votre état de conscience. Voyons le côté positif des choses. Ne soyez pas des frères impulsifs, mais des frères rationels et spirituels.

Trop souvent on essaie de changer les choses extérieures au lieu de changer l’intérieur, c’est tirer sur l’écran au lieu de démolir le projecteur. C’est pourquoi rien n’arrive. Mais quand on commence à changer son état de conscience, on tire sur le projecteur; et alors, il se passe des choses. Si vous n’aimez pas l’image que présente l’écran, changez la bobine. Ainsi, mes frères, je vous invite au travail positif, à la vision collective et progressiste. Pour affronter un problème, il faut élever notre état de conscience. Dans la bible, la vallée représente toujours les épreuves, les péchés, les lamentations. En revanche, la montagne représente la pensée elevée, la prière et la compréhension. Ainsi gravons la montagne, élevons notre état de conscience pour le bien de notre ordre.

  “Au commencement était la parole, et la parole etait avec Dieu, toutes choses ont été faites par elle et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle…”

Le premier chapitre de Jean est un reflet du premier Chapitre de la Génèse. L’un et l’autre traitent de la création:  “Dieu Dit, Deus Dixit,” Jean explique le Logos. Le mot grec ‘logos’ signifie ‘La Grande Parole créatrice.’ La grande parole créatrice c’est ‘JE SUIS.’ C’est le secret de la vie. Il nous est donné au Deutéronome et Jean s’identifie à lui. Ni grand prophète, ni grand saint, ni grand Philosophe ne peuvent changer votre intérieur. Vous êtes la seule personne qui peut changer votre intérieur ! Vous êtes un Maçon. Vous n’êtes pas un homme impulsive; vous êtes un homme rationel. Vous avez tout le raisonnement nécéssaire pour dominer la nature, d’où votre rôle de chef d’orchestre dans la nature.

Si vous dites: “Je suis fatigué, malade, pauvre, dégouté, las, désappointé, vieux, je ne peux pas aider, contribuer ou supporter,” vous tirez de ce fait des chèques négatifs, des énnuis et des limitations à venir. Mais quand vous dites: “Je suis heureux, je suis beau, je suis capable, je suis en mesure,” vous tirez un chèque sur la banque du ciel, et assurément, ce chèque sera honoré par la santé et l’abondance.

Finalement dans l’apocalypse on dit: “A celui qui vaincra....je donnerai un caillou blanc, et sur ce caillou est écrit un nom nouveau que personne ne connait, si ce n’est celui qui le reçoit.

Le caillou blanc représente l’ascension de la nature divine du fait de sa compréhension. Le nom nouveau, lui, c’est la nature divine, la nature nouvelle et la nouvelle vie.” Vous parlez pour vous-même, vous avez vous-même votre secret. Mes frères, édifiez un état de conscience digne de ce nom pour hâter la joie de votre liberation, afin de devenir un citoyen et plus. Trop de désunion dans notre obédience qui nous empêche d’arriver où nous voulons aller. Trop de clanisme, trop de critique à la va-vite, trop de condamnation, trop d’assassination de caractères dans nos loges. Cela gêne et ralentit nos progrès.

La Grande Loge, n’est pas une loge. La grande Loge ne saurait être en compétition avec une loge souchée. Cessons ces chicanneries de bas niveau. Mes frères, rentrez en vous même et voyez si ces haines, ces rancunes sont nécéssaires. Parfois, les frères se rencontrent… ils auraient utilisé leur conversation pour penser, rétrospecter, réflechir ensemble sur les problèmes de l’obédience afin de trouver les  solutions à apporter ou suggerer; helas, la conversation se base sur un point négative, ou l’on s’amuse à blamer ou à accuser un autre frère dans le but de déranger les choses. Mes frères, notre but est d’unir, non de diviser. Notre but est d’aider non pas de boycotter. Essayez de répandre la joie, le positivisme, le respect mutuel partout ou vous passez; telle est votre mission maçonnique.

Shalom pour nos 9 loges souchées à notre obédience, Hiram Abif; paix, harmonie, respect, honnêteté fraternelle à tous les frères; paix dans vos temples; paix dans vos réunions; paix dans vos rencontres. Aimons nous et pardonnons nous mutuellement, voilà notre mission fraternelle. Toute autre attitude est distraction, toute autre pratique est régression. Vaillants frères, j’invoque sur vous ainsi que tous les membres de votre famille, les bénédictions du Grand Architecte de l’univers.

 

Grand Commandeur, Jean-Claude Bélizaire,

Illustre frère Ministre D’état, Gérard David,

Député Grand Maitre, Gérard Darléus,

Député Grand Maitre, Fritz Pady,

Président du conseil de l’ordre, Louis D. Jeudy,

Grands Conseillers, Luckner Daléus, Hérard Bernier, Pierre Noël et Raynold Desiré,

Vénérables Maitres des différentes Loges,

Présidents des différents comités de la Grande Loge Hiram Abif,

Dignitaires de L’orient,

Frères Premier et Deuxième Surveillants,

Frères délégués et représentants de toutes les Loges de l’Obédience,

Frères amis, membres et visiteurs rangés sur l’une et l’autre colonne,

Votre Grand Maitre et frère, Fito Moléus, a dit !